Girardin industriel en 2026 : règles applicables et points de vigilance

Le Girardin industriel (article 199 undecies B du CGI) reste applicable en 2026. Cette page rappelle les règles qui s’appliquent aux investissements mis en service en 2026, le calendrier et les points à vérifier avant toute opération. Rappel : votre apport est versé à fonds perdus et la réduction peut être reprise si le matériel n’est pas conservé et affecté à l’exploitation pendant la durée obligatoire (en général 5 ans) ou si une autre condition cesse d’être remplie.

Le Girardin Industriel est-il toujours disponible en 2026 ?

Oui. Le Girardin industriel s’applique aux investissements mis en service jusqu’au 31 décembre 2029, dans les départements d’outre-mer comme dans les autres territoires éligibles (Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Saint-Pierre-et-Miquelon, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna, Terres australes et antarctiques françaises). Cette échéance résulte de la loi de finances pour 2023.

Dans les départements d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte), la réduction est réservée aux entreprises exploitantes dont le chiffre d’affaires du dernier exercice clos est inférieur à 10 millions d’euros. L’échéance de 2029 n’est pas, en soi, une raison d’investir : voir notre page sur la fin du Girardin industriel.

Taux et plafond applicables en 2026

Les principales règles fiscales, fixées par la loi :

  • Taux de la réduction : un pourcentage du montant hors taxes de l’investissement, frais exclus et subventions publiques déduites. Dans le schéma locatif proposé aux particuliers, il est de 44,12 % lorsque 56 % de la réduction est rétrocédée à l’exploitant (52,95 % en Guyane, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, à Saint-Pierre-et-Miquelon et à Wallis-et-Futuna), et de 45,3 % (54,36 % dans ces mêmes territoires) lorsque 66 % est rétrocédé. Vous ne choisissez pas ce pourcentage : la rétrocession est de 56 % pour un programme de moins de 300 000 € par exploitant, de 66 % au-delà ; des taux majorés existent pour certains secteurs.
  • Ce que vous versez : un apport à fonds perdus, qui ne vous est jamais restitué. Le rapport entre la réduction obtenue et cet apport n’est pas fixé par la loi : il varie d’une offre à l’autre.
  • Plafond des niches fiscales : 10 000 € majorés de 8 000 € pour les réductions outre-mer, soit 18 000 € au total, vos autres avantages fiscaux compris. La réduction n’y est retenue que pour sa part non rétrocédée (44 % ou 34 % selon la rétrocession). Sans autre avantage fiscal, la réduction maximale théorique est donc de 40 909 € (rétrocession de 56 %) ou de 52 941 € (rétrocession de 66 %), au regard de ce seul plafond et sous réserve de votre impôt et des autres limites légales.
  • Imputation : la réduction s’impute sur l’impôt de l’année de mise en service du matériel ; l’excédent éventuel se reporte sur les 5 années suivantes.
  • Durée de conservation : le matériel doit rester affecté à l’exploitation pendant 5 ans (ou sa durée normale d’utilisation si elle est inférieure ; 15 ans pour la construction, la rénovation ou la réhabilitation d’hôtels, de résidences de tourisme ou de villages de vacances, et pour l’acquisition de navires de croisière de moins de 400 passagers), et vous devez conserver vos parts 5 ans. À défaut, la réduction est reprise.

Calendrier 2026 : c’est la mise en service qui compte

Pour une réduction sur l’impôt dû au titre des revenus 2026 (déclaration 2027, formulaire 2042 IOM), le matériel doit être mis en service au plus tard le 31 décembre 2026. La date de souscription ne suffit pas : si la mise en service glisse en 2027, la réduction s’impute sur l’impôt dû au titre des revenus 2027 (déclaration 2028). Pour le plafonnement des niches fiscales, l’année retenue est en principe celle de la réalisation de l’investissement, ou, si elle est différente, celle de la demande d’agrément ou du versement d’un acompte d’au moins 50 %.

Faites préciser au monteur la date de mise en service prévue et ce qui se passe en cas de report. Vous pouvez chiffrer votre cas avec notre simulateur Girardin industriel, dont les taux sont des hypothèses à adapter à chaque offre.

Points à vérifier avant une opération en 2026

Quelques précautions avant de vous engager :

  1. Calculez votre impôt précisément : la part de la réduction qui dépasse votre impôt ne s’utilise que par report sur les 5 années suivantes, et l’excédent au-delà du plafond des niches fiscales, autres avantages compris, est ajouté à votre impôt.
  2. Comparez les offres : rapport entre réduction et apport, frais, date de mise en service prévue ; vérifiez que le monteur est inscrit au registre des monteurs en défiscalisation outre-mer.
  3. Lisez ce que couvre la garantie de bonne fin fiscale éventuellement proposée : faites-en préciser l’étendue, les exclusions et le plafond ; elle ne vous rend pas l’apport, versé à fonds perdus.
  4. Mesurez les risques : apport à fonds perdus, reprise de la réduction en cas de cessation d’exploitation ou de non-respect d’une condition, responsabilité indéfinie et solidaire des associés si l’opération passe par une SNC.

Simulation Girardin Industriel 2026 gratuite

Invest’Aide, cabinet de conseil en investissements financiers enregistré à l’ORIAS (n° 21001101) et adhérent de l’ANACOFI-CIF, association agréée par l’AMF, peut vous aider à comparer les opérations disponibles en 2026 et à en mesurer les risques. L’obtention et le maintien de la réduction ne sont pas garantis, même avec un agrément ou une garantie de bonne fin fiscale. Demandez votre simulation gratuite, sans engagement.

Cabinet en gestion de patrimoine · CIF ORIAS 21 001 101

Réduisez votre impôt sur le revenu avec le Girardin industriel

Un conseiller d'Invest'Aide étudie votre situation et vous présente les opérations Girardin adaptées : leur mécanique, leur avantage fiscal et leurs risques (apport à fonds perdus, reprise fiscale). Étude personnalisée gratuite et sans engagement.